Le chef du Pentagone va se rendre sur un porte-avions US en mer de Chine

Le chef du Pentagone, Ashton Carter, en visite aux Philippines, a annoncé vendredi qu'il se rendrait sur un porte-avions américain croisant en mer de Chine méridionale, objet d'un vif contentieux territorial entre Pékin et les capitales régionales.

"J'effectuerai dans la journée une visite sur le porte-avions USS John C. Stennis, qui navigue en mer de Chine méridionale, après que certains de ses marins et marines ont pris part avec vous à Balikatan", a déclaré dans un discours à Manille M. Carter à l'occasion de la fin de cet exercice militaire qui a associé plus de 7.000 soldats américains, philippins et australiens.

Cette visite est la dernière démonstration en date de la volonté des Etats-Unis de se montrer aux côtés de son allié philippin dans le contentieux en mer de Chine méridionale.

La Chine considère comme son "territoire national" la quasi-totalité de cette mer et mène notamment, dans l'archipel des Spratleys (sud), d'énormes travaux de remblaiement, transformant des récifs coralliens en ports, pistes d'atterrissage et infrastructures diverses.

Le Vietnam, Brunei, la Malaisie, les Philippines et Taïwan ont également des revendications --qui se chevauchent parfois-- sur une partie de la zone.

Un responsable américain accompagnant M. Carter a précisé que le Stennis croisait vendredi dans un secteur de mer de Chine méridionale revendiqué par les Philippines.

Jeudi à Manille, Ashton Carter a annoncé que les Etats-Unis avaient commencé en mars des patrouilles navales communes avec les Philippins dans la zone contestée.

Il a également indiqué que les Etats-Unis laisseraient aux Philippines jusqu'à fin avril 275 militaires, dont des forces spéciales, et des avions d'attaque au sol A-10.

"En ces temps de changements dans cette région dynamique, et de transitions démocratiques aux Philippines et aux Etats-Unis, nous continuerons de nous tenir épaule contre épaule", a déclaré vendredi M. Carter lors de la cérémonie marquant la fin des manoeuvres militaires conjointes.

"Nous continuerons de défendre notre sécurité et nos libertés, celles de nos amis et alliés", a ajouté M. Carter.

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