A la Semaine de la critique, quatre films français, des femmes et du théâtre

Victoria de Justine Triet ouvrira la Semaine de la Critique.

Victoria de Justine Triet ouvrira la Semaine de la Critique.

Ce lundi 18 avril, le délégué général de la Semaine de la critique, Charles Tesson, a dévoilé les sept longs-métrages et dix courts en compétition. Un cru 2016 qui s'attache à révéler de nouveaux talents aux quatre coins du monde. Pour la première fois cette année, un film libanais entre dans la course.

Après l’annonce, il y a quelques jours, des films en course pour la palme d’or au festival de Cannes, c’est au tour de la Semaine de la critique de dévoiler sa sélection, présentée ce lundi matin par le délégué général Charles Tesson. Sous la présidence de la comédienne et réalisatrice Valérie Donzelli, le jury de cette cinquante-cinquième édition devra se prononcer sur sept longs-métrages et dix courts en compétition, sélectionnés aux quatre coins du monde, de la Turquie (Albüm, de Mehmet Can Mertoglu) à Singapour (Yellow Bird, de K. Rajagopal) ou encore au Liban (un pays présent pour la première fois dans cette section parallèle, avec Tramontane, de Vatche Boulghourjian).

Un cru 2016 qui, comme toujours, s’attache à révéler et à soutenir de nouveaux talents : on compte cinq premiers films (dont un français, Grave, de Julia Ducourneau) et deux seconds dans la liste des longs-métrages. Quant aux réalisateurs des courts-métrages en lice, ils auront l’opportunité d’intégrer le programme Next Step, un atelier « de formation et d’accompagnement vers le long-métrage ». Mais la Semaine de la critique, ce n’est pas seulement la compétition, à l’issue de laquelle seront remis trois prix, le Grand Prix Nespresso, le prix Révélation France 4 et le prix Découverte Leica Cine du court-métrage. Une brassée de séances spéciales vient enrichir le programme : la séance « 50+5 » mettra par exemple à l’honneur les nouveaux films inédits de deux cinéastes révélés par la manifestation en 2015 et 2014, le colombien Cesar Augusto Acevedo et l’israélien Nadav Lapid. Plus étonnant, le théâtre s’invite cette année sur grand écran avec Apnée, orchestré par Jean-Christophe Meurisse et sa troupe des Chiens de Navarre. 

L’un des films les plus attendus sera projeté en séance spéciale, en ouverture de la Semaine : Victoria, la nouvelle comédie de Justine Triet (La Bataille de Solférino), avec Virginie Efira, Vincent Lacoste et Melvil Poupaud brosse, selon Charles Tesson, « un portrait moderne d’une jeune mère célibataire à la recherche d’un équilibre périlleux entre sa vie professionnelle et sa vie amoureuse ». C’est aussi avec des films de femmes que s’achèvera la manifestation : les trois premiers courts-métrages de trois réalisatrices débutantes, mais fameuses actrices : Laeticia Casta (En moi), Sandrine Kiberlain (Bonne figure), et Chloe Sevigny (Kitty). 

Film d’ouverture :

Victoria, de Justine Triet (France)

Compétition :

  • Longs-métrages  :

Albüm, de Mehmet Can Mertoglu (Turquie)
Diamond Island, de Davy Chou (Cambodge/France)
Grave, de Julia Ducourneau (France)
Mimosas, d’Oliver Laxe (Espagne)
Shavua Ve Yom (One Week and a day), d’Asaph Polonsky (Israël)
Tramontane, de Vatche Boulghourjian (Liban)
A Yellow Bird, de K. Rajagopal (Singapour)

  • Courts-métrages :

Arnie, de Rina B. Tsou (Taïwan/Philippines)
Aascensão, de Pedro Peralta (Portugal)
Campo de Viboras, de Cristèle Alves Meira (Portugal)
O Delírio é a redenção dos aflitos, de Fellipe Fernandes (Brésil)
L’Enfance d’un chef, d’Antoine de Bary (France)
Limbo, de Konstantina Kotzamani (Grèce)
Oh what a wonderful feeling, de François Jaros (Canada)
Prenjak, de Wregas Bhanuteja (Indonésie)
Le Soldat vierge, d’Erwan Le Duc (France)
Superbia, de Luca Tóth (Hongrie)

Films de clôture :

Bonne figure (Smile), de Sandrine Kiberlain (France) (court-métrage)
En moi, de Laetitia Casta (France) (court-métrage)
Kitty, de Chloë Sevigny (États-Unis) (court-métrage)

Séances spéciales :

I tempi felici verranno presto, d’Alessandro Comodin (Italie)
Apnée de Jean-Christophe Meurisse (France)

Séance 50+5

Myomano shel tzalam atonot (From the Diary of a Wedding Photographer), de Nadav Lapid (Israël)
Los pasos del agua, de César Augusto Acevedo (Colombie).

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